Beyond Bulls & Bears

Savoir prendre des risques et laisser ses émotions de côté

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L’alternance entre appétit et aversion pour le risque, phénomène dans lequel les investisseurs se détournent des actifs perçus massivement comme risqués en période d’incertitude, semble en peu moins tranchée cette année. En tant qu’adepte de la sélection des valeurs de type bottom-up, Peter Langerman, Président et Directeur général de Mutual Series®, ne se laisse pas déstabiliser par une réaction émotionnelle à court terme lorsqu’il cherche des opportunités pour ses portefeuilles, tandis que d’autres investisseurs semblent avoir « abandonné le navire ». Il nous explique où il déniche des poches de valeur en ce moment, pourquoi il pense que les marchés en sont probablement « exactement là où ils devraient en être » et pourquoi certains investisseurs auraient peut-être besoin de prendre des risques afin d’atteindre leurs objectifs financiers à long terme.

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Peter A. Langerman,

Président et Directeur général

Mutual Series®

 

Beaucoup d’investisseurs ont été pris de panique après la crise financière il y a cinq ans, et on peut constater les effets persistants de ces craintes dans les résultats de l’enquête mondiale 2014 de Franklin Templeton sur le sentiment des investisseurs. La majorité des investisseurs interrogés dans le monde (62 %) pensent que leur marché d’actions local devrait s’inscrire en hausse cette année, mais plus de la moitié (52 %) compte malgré tout adopter une stratégie d’investissement plus prudente.[1]

Pourquoi les investisseurs sont-ils à la fois optimistes et réticents à prendre des risques ? De nombreux investisseurs ont perdu de l’argent durant la crise financière et ont été non seulement effrayés mais aussi échaudés. Certains ont été tellement marqués qu’il a été difficile de les inciter à revenir sur le marché d’actions, même une fois qu’il a commencé à se redresser. En raison de ces craintes, certains investisseurs n’ont pas pu profiter de la tendance haussière du marché d’actions ces dernières années aux États-Unis et dans de nombreux autres pays. Cela peut les amener maintenant à se poser des questions : « Est-il trop tard ? Suis-je passé totalement à côté de tout le potentiel d’appréciation ? La période dite de l’« argent facile » est-elle déjà terminée ? »

Chez Mutual Series, nous ne nous laissons pas déstabiliser par les situations difficiles sur le marché et nous nous efforçons de conserver une vision équilibrée. Nous observons les marchés et les spécificités des entreprises dans une perspective de long terme. Même si les valorisations ont considérablement grimpé depuis deux ans, alors que l’économie mondiale s’est redressée dans le même temps, je pense qu’il n’est pas trop tard pour retourner sur les marchés avec une approche équilibrée, sans pour autant placer tous ses œufs dans le même panier ou foncer tête baissée sur les valeurs les plus prisées.

Nous encourageons les investisseurs à adopter une approche équilibrée, à privilégier un horizon de long terme, à tenir bon durant les périodes de volatilité et à ne pas acheter n’importe quel titre en pensant qu’il va rapporter beaucoup d’argent dans les deux prochains mois.

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Trouver du potentiel haussier en Europe

Selon notre enquête mondiale sur le sentiment des investisseurs, 62 % des personnes interrogées dans le monde classent la « crise de la dette de la zone euro » parmi leurs trois plus grandes inquiétudes concernant l’investissement en Europe cette année. Quant aux investisseurs américains, seuls 5 % d’entre eux pensent que les marchés d’actions d’Europe occidentale devraient offrir les meilleures opportunités en 2014. L’Europe est un marché qui nous intéresse depuis longtemps. Selon nous, d’un point de vue bottom-up, et tout en prenant en compte les tendances macroéconomiques, l’Europe devrait continuer à se redresser à un rythme relativement lent, mais reste néanmoins sur une trajectoire haussière.

Depuis au moins l’année dernière, nous avons pu détecter plusieurs opportunités que nous jugeons attractives dans la région, notamment des sociétés plus « régionales », c’est-à-dire dont l’activité et la domiciliation se situent en Europe. Nous nous intéressons tout particulièrement aux entreprises de distribution et exposées à la consommation, dont les titres nous paraissent sous-évalués. Nos opinions sont basées sur des hypothèses prudentes qui ne sont ni particulièrement optimistes ni particulièrement pessimistes. Récemment, certaines de ces sociétés se sont redressées, de même que plusieurs économies européennes, notamment des pays périphériques du sud de la région.

Globalement, l’Europe est toujours un peu en retard par rapport aux États-Unis en termes de reprise économique et sur les marchés d’actions ; il reste donc quelques bonnes affaires dans la région.

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Il y a deux ans, voire un peu plus récemment, les investisseurs étaient très inquiets de savoir si l’Europe serait capable de se sortir d’une crise aussi profonde. L’opinion générale était que les États-Unis étaient légèrement en avance au niveau de la reprise, malgré leur faible taux de croissance, mais tout en ayant pris le mal plus au sérieux, notamment dans le secteur bancaire, qui était donc mieux préparé à se redresser.

Nous constatons toujours un engagement absolu de la part des autorités européennes à faire le nécessaire pour empêcher la région de retomber dans la même situation qu’il y a deux ans.

Les investisseurs cherchant à investir en Europe doivent-ils s’inquiéter de la crise de la dette ? Absolument. Ils s’inquiètent également de la déflation. Ces problèmes sont-ils aussi préoccupants qu’il y a quelques années ? Je ne pense pas car, si l’on se place au niveau des entreprises, en observant l’attitude des PDG et des Conseils d’administration, et au niveau macroéconomique en Europe, on constate un certain équilibre qui se reflète dans les valorisations et la thèse d’investissement, qui nous semblent solides.

Cela étant dit, que ce soit en Europe, au Moyen-Orient, en Ukraine ou ailleurs, il reste toujours une part d’inconnu. Les investisseurs peuvent à tout instant être confrontés à des problèmes très difficiles à prévoir. Quand le marché est perturbé, il faut se dire : « cela aussi finira par passer ». Le monde dans lequel nous vivons est ainsi fait.

 

Les commentaires, les opinions et les analyses de Peter Langerman sont fournis à titre d’information uniquement et ne constituent pas des conseils d’investissement individuels, des recommandations à investir dans un titre ou à adopter une stratégie d’investissement particulière. Les conditions économiques et de marché étant susceptibles d’évoluer rapidement, les commentaires, opinions et analyses sont valables à leur date de publication et peuvent changer sans préavis. Ce document ne constitue pas une analyse complète des faits relatifs aux divers pays, régions, marchés, secteurs, investissements ou stratégies cités.

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Quels sont les risques?

Tout investissement comporte des risques, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer la totalité de leur mise initiale. Les cours des actions sont soumis à des fluctuations, parfois rapides et importantes, en raison de facteurs affectant les entreprises individuelles et certains secteurs ou sous-secteurs, ou du fait des conditions générales de marché. Les investissements dans des titres étrangers comportent certains risques, dont les fluctuations de change et les incertitudes économiques et politiques. Investir dans les marchés émergents, y compris dans la sous-catégorie des marchés frontières, implique des risques accrus concernant ces mêmes facteurs, lesquels s’ajoutent aux risques liés à leur plus petite taille, à leur liquidité inférieure et à l’absence d’un cadre juridique, politique, commercial et social établi pour soutenir les marchés boursiers. Puisque ces cadres sont généralement bien moins répandus sur les marchés frontières, et en raison de différents facteurs, notamment le risque accru de volatilité extrême des cours, d’absence de liquidité, de barrières commerciales et de contrôles sur les taux de change, les risques associés aux marchés émergents sont amplifiés sur les marchés frontières.



[1] L’enquête mondiale 2014 de Franklin Templeton sur le sentiment des investisseurs a été réalisée en ligne par ORC International en janvier 2014. 11 113 investisseurs de 22 pays différents ont été interrogés.