Au-delà des titres de l’actualité : Trouver des opportunités sur les marchés d’aujourd’hui.
3 avril, 2017

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Les marchés réagissant en partie aux événements géopolitiques, il est difficile de ne pas se laisser distraire par les titres de l’actualité. Pour passer plus facilement au crible certaines de ces rumeurs, plusieurs de nos responsables investissements seniors ont récemment participé à une table ronde sur les événements façonnant aujourd’hui les marchés mondiaux, les implications pour les investisseurs et les opportunités qu’ils envisagent éventuellement pour l’avenir.  Nous partageons ici un extrait de cette table ronde.

Pour un commentaire plus détaillé, téléchargez notre article thématique, « Au-delà des gros titres : Trouver des opportunités sur les marchés d’aujourd’hui. »

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Responsables seniors

 

 Christopher J. Molumphy, CFA

Vice-président exécutif

Directeur des investissements

Franklin Templeton Fixed Income Group

 

Edward D. Perks, CFA

Vice-président exécutif

Directeur des investissements

Franklin Templeton Equity

 

 Stephen H. Dover, CFA

Directeur général, Directeur des investissements

Templeton Emerging Markets Group et Franklin Local Asset Management

 

Sonal Desai, Ph.D.

Vice-présidente senior, Directrice de la Recherche

Templeton Global Macro

Directrice de la Recherche

Templeton Global Macro

 

Ed Perks : Selon nous, les États-Unis représentent un potentiel de croissance plus rapide avec potentiellement de plus hauts revenus, de plus grandes liquidités et des dividendes plus élevés. Dans le même temps, la différenciation dans les secteurs et entre les actions individuelles devrait d’après nous s’accentuer. Je pense que cet environnement est propice à des gérants actifs tels que nous pour réussir la différenciation à mesure que nous progressons dans ce cycle.

Grâce à la nette amélioration de la confiance des ménages et des sociétés ( parmi d’autres facteurs), les marchés dans leur ensemble ont connu une légère reprise des échanges et croient davantage à une accélération de la croissance. Je pense que nous commençons à voir un changement de perception quant à ce que les sociétés fourniront au final en termes de capacité à maintenir des marges de profit intéressantes, en association avec des réorientations politiques potentielles positives, y compris une baisse des taxes et de la réglementation commerciale.

Nous pensons que les actions américaines sur une base relative représentent toujours un fort attrait et nous reconnaissons qu’il y a un nouveau potentiel de hausse, mais s’accompagnant néanmoins de risques qu’il nous faudra surveiller. La relance peut être positive, mais il y a un revers à la médaille ; l’inflation, la hausse des coûts de production et des pressions sur les salaires, tout peut être problématique et contrebalancer les aspects positifs.
Globalement, du point de vue des actions, plusieurs régions ont sous-performé par rapport aux États-Unis et les valorisations sont généralement un peu plus basses, ce que nous trouvons intéressant. Je pense que les anticipations sont également relativement faibles. De puissantes multinationales pariant sur de grandes thématiques avec des expositions à l’économie américaine et aux économies des marchés émergents nous semblent intéressantes.

Sonal Desai : Plus généralement sur la scène internationale, nous pensons que beaucoup de gens surestiment l’impact négatif ou catastrophique de la politique commerciale sur les marchés émergents. Selon nous, ils recèlent toujours d’innombrables opportunités potentielles.

En ce qui concerne l’Amérique latine, nous estimons qu’il s’agit là d’une zone ayant connu une vague de populisme similaire à ce que nous voyons aujourd’hui dans de nombreux pays développés, sauf qu’elle a déferlé il y a 10 ans. Nous assistons aujourd’hui à un rejet du populisme dans certains de ces pays, y compris l’Argentine et le Brésil.

Il y a également des pays comme le Mexique et la Colombie qui n’ont jamais véritablement suivi cette voie et qui ont simplement connu une période prolongée de très bonnes politiques. Nous considérons que les valorisations attrayantes dans de nombreuses régions d’Amérique latine constituent des opportunités intéressantes.

Nous prenons très au sérieux les risques de populisme. Je pense que de nombreuses personnes sous-estiment d’une certaine manière l’importance de la vague de populisme actuelle. Son moteur (l’immigration) représente un problème immédiat pour une personne ordinaire et non pas une question ésotérique comme les déficits budgétaires. L’immigration est un enjeu important dans toute l’Europe à l’heure actuelle.

Nous pensons que les politiques dans la zone euro devront vraisemblablement s’adapter quelque peu à cette vague de populisme. Quant à savoir à quel point cette tendance déstabilisera les marchés, je pense que les prochains mois devraient nous éclairer sur ce point.

Stephen Dover : Je dirais que la plus grande opportunité est d’intégrer à quel point les marchés émergents ont évolué et de fait de reconnaître certaines des opportunités qu’ils représentent, notamment dans le secteur des technologies. Si notre équipe devait définir une zone ou une région représentant en ce moment une lueur d’espoir, ce serait l’Amérique latine en général.

De plus, nous avons vu des améliorations de revenus et de valorisations dans les sociétés des marchés émergents, ce qui représente selon nous de nouvelles opportunités, d’autant plus que les monnaies correspondantes sont peut-être déjà sous-évaluées.

Dans l’ensemble, les marchés émergents ont bien tiré leur épingle du jeu. S’il fallait revenir sur certaines des unes négatives de l’année dernière, y compris les fortes inquiétudes entourant les échanges commerciaux et la hausse du dollar américain, d’aucuns auraient pu penser que les actions des marchés émergents enregistreraient de mauvaises performances alors que les marchés émergents ont en fait globalement surperformé les marchés développés en 2016.[1]

Nous pensons que les marchés émergents sont dans l’ensemble probablement mieux préparés à une hausse des taux d’intérêt du dollar qu’ils ne l’ont jamais été. De notre point de vue, le marché a déjà anticipé la hausse des taux. De plus, les échanges commerciaux d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux du passé quand les marchés émergents vendaient essentiellement des produits à bas coût aux pays développés.

Je pense que le plus gros risque de nos jours est tout simplement une panique (injustifiée) et une diversion et j’inviterais les investisseurs à ne pas passer trop de temps à essayer de suivre la politique. Nous investissons dans des sociétés individuelles qui sont dans leur grande majorité habituées à gérer la volatilité.

Nous pensons que l’un des plus gros avantages que nous ayons face à une approche d’investissement plus passive est notre connaissance du terrain dans un pays spécifique. Par exemple, quand nous analysons certains des bons élèves dans l’univers des marchés émergents, comme en Amérique latine, nous voyons des changements positifs. Au Pérou, en Argentine et au Brésil, le potentiel est énorme selon nous.
Chris Molumphy : D’une manière générale, nous faisons confiance aux fondements des entreprises. De fait, nous favorisons les prêts à effet de levier, les obligations « High Yield » (à haut rendement) et « investment grade » sur le segment obligataire. Je citerais également les obligations municipales dans les secteurs de marché qui nous semblent intéressants. D’une manière générale encore, dans les États, les villes ou d’autres municipalités locales, les valorisations sont relativement attrayantes et les fondamentaux nous semblent raisonnablement sains.

Les obligations « High Yield »  font partie des segments du marché obligataire les plus proches des actions et nous avons récemment assisté à une hausse des valorisations des obligations « High Yield » similaire au trend haussier dans les valorisations d’actions. Si nous analysons les valorisations du segment « High Yield » sur la base de l’écart par rapport aux bons du Trésor, nous pouvons avancer l’argument que, compte tenu de sa propre histoire, ce segment commence à être surévalué étant donné que cet écart est légèrement réduit par rapport aux moyennes à long terme. Néanmoins, nous considérons que les fondamentaux du marché (pour les obligations de notation « investment grade » et inférieures) sont sains et que les perspectives des entreprises sont bonnes.

Selon nous, l’économie américaine se porte plutôt bien dans son ensemble. Ainsi, nous estimons que le relèvement par la Réserve fédérale (Fed) de son taux directeur à court terme (le taux des fonds fédéraux) de 0,75 % à 1 % en mars vient confirmer ce sentiment.

Nous pensons également que la hausse des taux est un retour à une approche plus normalisée de la politique monétaire.

Nous pensons qu’il est pertinent de souligner que les bons du Trésor à plus long terme ont réagi plutôt positivement à la décision de la Fed du 15 mars. Les taux d’intérêt à plus long terme n’ont pas augmenté immédiatement ; ils ont en fait d’abord baissé suite à l’annonce de la Fed.

Cette alternance entre taux à court et à long terme est importante, car elle réfute l’idée basique selon laquelle toutes les obligations seraient un mauvais investissement dans un environnement de taux en hausse. Les marchés obligataires sont vastes et complexes : tous les types d’environnement de marché peuvent offrir de belles opportunités d’investissement.

 

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Quels sont les risques ?

Tout investissement comporte un risque, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer la totalité de leur mise initiale. Les cours des actions sont soumis à des fluctuations, parfois rapides et importantes, en raison de facteurs affectant les entreprises individuelles et certains secteurs ou sous-secteurs, ou du fait des conditions générales de marché. Les prix des obligations évoluent généralement dans le sens opposé des taux d’intérêt. Ainsi, lorsque les taux d’intérêt augmentent, la valeur d’un portefeuille obligataire peut reculer. Des rendements élevés reflètent un risque de crédit supplémentaire pris pour investir dans des titres moins bien notés et pour compenser dans certains cas la faiblesse de leur prix de marché. Le prix et le rendement de l’action risquent d’être pénalisés par des variations de taux. Si on les garde jusqu’à leur échéance, les emprunts d’État offrent un taux de rendement fixe et une valeur fixe correspondant au principal ; les paiements d’intérêt et du principal sont garantis.

Les investissements à l’étranger comportent des risques spécifiques, comme les variations des taux de change, l’instabilité économique et l’évolution de la situation politique. Ces risques sont supérieurs pour les investissements sur les marchés émergents, auxquels s’ajoutent les risques liés à la plus petite taille de ces marchés, à leur liquidité inférieure et à l’absence de cadre juridique, politique, commercial et social propice aux marchés de valeurs mobilières. De tels investissements peuvent connaître une volatilité importante des prix pendant une année donnée.

[1] Les marchés émergents sont reflétés par l’indice MSCI Emerging Markets qui représente les moyennes et grandes capitalisations de 23 pays émergents. Les marchés développés sont reflétés par l’indice MSCI World qui représente les moyennes et grandes capitalisations de 23 pays développés. Les indices ne sont pas gérés et il est impossible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des honoraires, des dépenses et des frais de vente. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.