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Impact de la technologie sur les opportunités industrielles

La technologie est en train de transformer pratiquement tous les secteurs industriels, de la santé aux transports, en passant par la vente au détail.  Franklin Templeton Investments a récemment organisé un événement au cours duquel il était question d’analyser la course au développement et à la commercialisation de véhicules autonomes intitulé : « Along for the Ride: Evaluating the Impacts of Self-Driving Cars ». Les participants ont examiné le chemin parcouru jusqu’à présent, ainsi que les conséquences d’un monde peuplé de véhicules véritablement autonomes. Les gérants de portefeuille du Franklin Equity Group, James Cross, vice-président, Robert Rendler et Robert Stevenson, ainsi qu’Aleck Beach, vice-président et analyste, Franklin Templeton Fixed Income Group, ont participé à l’événement et fait part de leurs opinions.

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Les progrès rapides réalisés dans le domaine de la technologie, tels que les voitures autonomes, ont le potentiel de changer la façon dont nous vivrons, travaillerons et voyagerons à l’avenir. Cette évolution ouvre tout un ensemble de nouvelles opportunités d’investissement qu’il nous était impossible d’imaginer il y a à peine quelques décennies — et ce, dans des entreprises qui ne sont pas traditionnellement considérées comme faisant partie du secteur technologique.

Bien évidemment, le terme « technologie » est vague. Lorsque l’on réfléchit aux progrès accomplis dans le monde de la technologie, il faut tenir compte de trois catégories distinctes : la technologie grand public (tels les téléphones mobiles), la technologie d’entreprise (destinée aux entreprises plutôt qu’aux individus, par exemple l’informatique dans le cloud) et la technologie industrielle (y compris l’automatisation industrielle).

Au-delà de l’industrie automobile, considérée comme faisant partie du secteur de la consommation cyclique, les récentes avancées technologiques ont positionné l’ensemble de l’industrie des transports en-dessous du secteur industriel, alors que débute une période de changement et d’opportunités sur plusieurs décennies. Le secteur des transports se trouvant au premier plan de ce virage, il subit un remaniement radical sur de nombreux fronts et offre un vaste domaine d’opportunités d’investissement pour bien des raisons.

Lorsque nous nous penchons sur les nouvelles technologies, les opportunités qui présentent un double usage, aussi bien institutionnel que commercial, nous intéressent toujours.

En ce qui concerne la plupart des premières applications dans la technologie industrielle, il semble que les gouvernements constituent généralement une grande part de la clientèle et ont tendance à être impliqués dans une phase précoce du processus. Les gouvernements sont intervenus très tôt sur la mise en œuvre d’Internet, des communications par satellite, du GPS, de la fibre optique — et même des vols commerciaux.

Bien que certains catalyseurs, tels que la mobilité, l’informatique dans le cloud, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (« machine learning ») aient apporté des changements dans les secteurs de la consommation et des entreprises, les opérateurs de segments industriels tels que l’aéronautique, les transports et la défense commencent tout juste à se demander quel impact ces technologies pourraient exercer sur leurs activités.

Identification du fossé numérique

On peut y voir plus clair si l’on observe l’industrie automobile. Un « fossé numérique » est toujours visible dans de nombreuses industries, bien que tout porte à croire qu’il commence à se combler.

Plusieurs intervenants bien établis possèdent des franchises internationales fantastiques, mais à mesure qu’ils sondent l’avancée des technologies émergentes, ils identifient probablement deux problèmes.

Tout d’abord, ils doivent adopter une approche défensive afin d’éviter la désintermédiation. Ensuite, ils doivent permettre à leurs modèles d’activité de se transformer afin de bénéficier des nouveaux produits et services disponibles, accroître leur part de marché et augmenter leur marge et leurs flux de trésorerie disponibles.

Pour surmonter ces deux épreuves, le domaine de l’automobile en général doit envisager de s’associer davantage au domaine de la technologie que par le passé.

Plusieurs raisons donnent à penser que c’est déjà le cas. Lors d’un événement pour la recherche que nous avons organisé récemment à notre siège de San Mateo, en Californie, le directeur technique travaillant dans la région de la Baie de San Francisco, dans le Centre de recherche et d’innovation de l’un des principaux fabricants automobiles au monde, nous a confié que le fossé linguistique entre la Silicon Valley et l’industrie automobile s’était rétréci.

Il a expliqué que sa fonction consistait à identifier et à intégrer la technologie dans l’industrie automobile.

« On ne pense plus en termes de Silicon Valley contre l’industrie automobile. Maintenant, c’est la Silicon Valley ET l’industrie automobile », nous a-t-il expliqué.

Coopération pour l’électrification

L’électrification des véhicules est un domaine de coopération potentielle.

Le renforcement de la règlementation concernant les émissions polluantes des véhicules au niveau mondial a stimulé l’adoption des véhicules électriques.

L’Europe et la Chine cherchent à assurer une amélioration de 20 % à 30 % de leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici 2020/2021. Des villes telles que Londres et Paris ont fait part de leur intention d’interdire le moteur à combustion interne d’ici à 2040.

Nous pensons que les fabricants d’équipements de base (OEM) ont peu d’intérêt à investir des milliards de dollars dans les moteurs à combustion interne. Nous faisons face à la possibilité d’une utilisation de moteurs électriques plus simples, exigeant moins de maintenance et plus abordables.

Élans d’investissement

Par ailleurs, l’électrification et la fabrication de batteries pour les véhicules ne font pas partie des priorités traditionnelles des OEM du secteur automobile. Cependant, nous pensons que ces développements pourraient contraindre certains intervenants à investir davantage dans ces domaines.

À notre sens, ils ont trois options au choix :

  • Fabriquer leur propre technologie en interne. La plupart des OEM disposent de budgets importants pour la recherche et le développement, de nombreux collaborateurs et de grands laboratoires. Il est déjà possible de constater que beaucoup d’entre eux suivent cette voie.
  • Acquérir de nouvelles technologies auprès de fournisseurs d’entreprises ou de logiciels.
  • S’associer aux entreprises émergentes du secteur technologique provenant de pôles d’innovation, tels que la Silicon Valley.

Nous estimons que la troisième option, consistant à s’associer aux entreprises technologiques, attirera de plus en plus les grands OEM établis recherchant les ingrédients nécessaires pour compenser toute perturbation et commencer à transformer leur propre entreprise.

Au fil du temps, les groupes motopropulseurs de véhicules sont susceptibles de s’éloigner du modèle à combustion interne et de passer au modèle électrique. Et à mesure que le « ride hailing », puis le « ride hailing » autonome pénètreront davantage dans l’écosystème des transports, les caractéristiques traditionnelles des véhicules, tels que la puissance et la maniabilité, pourront perdre l’attention des clients.  Par conséquent, au lieu de développer le prochain grand moteur exclusif V8 pour pick-up ou voiture haute performance, les fabricants automobiles devraient peut-être rediriger leurs dépenses d’investissements vers le renforcement de leur marque à l’intérieur du véhicule, à travers l’interface homme-machine, ou le développement de nouvelles sources de revenu, telles que la fourniture et la gestion de flottes de véhicules destinées au « ride hailing ».

En attendant, il nous semble que la révolution technologique sous-jacente à l’évolution vers les véhicules électriques, et même autonomes, a levé les barrières à l’entrée et a permis à de nouveaux acteurs de prendre part à l’industrie automobile.

Des entreprises technologiques de renommée ont déjà investi dans ce domaine. De plus, des entreprises de semi-conducteurs commencent à chercher à fournir l’intelligence si essentielle à l’évolution des transports.

Grâce à ces développements et à l’arrivée de nouveaux participants, le paysage concurrentiel s’élargit. Mais si l’on se penche sur la course aux automobiles totalement autonomes, la question de savoir qui franchira le premier la ligne d’arrivée — et surtout qui comprendra comment commercialiser et valoriser cette technologie une fois développée — reste grande ouverte.

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