Beyond Bulls & Bears

Multi-actifs

Quelles sont les conséquences de la récente volatilité sur les marchés ?

Les fluctuations du marché depuis le début du mois de février ont brutalement rappelé aux investisseurs qu’un pic de volatilité n’est que la partie émergée de l’iceberg. Dans cet article, Matthias Hoppe, vice-président senior et gérant de portefeuille, Franklin Templeton Multi-Asset Solutions, s’intéresse aux répercussions de ce pic de volatilité et aux retombées sur l’investissement dans des actifs multiples.

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Lorsque les marchés ont émergé d’une longue période de niveaux de volatilité très contenue au début du mois de février 2018, les répercussions sur les actions se sont rapidement fait sentir.

L’indice S&P 500 s’est effondré et, le 5 février, l’indicateur de volatilité du CBOE[1] (indice VIX), connu communément sous le terme d’indice de la peur, a fait les frais de sa plus grande percée journalière en termes de pourcentage. Néanmoins, nous pensons que cette soudaine tournure des événements doit être perçue comme disposant de moteurs fondamentaux sous-jacents, et pas seulement comme une vague de liquidations techniques.

Les fondamentaux économiques et des entreprises restent favorables aux actions

Sur la base de notre analyse actuelle, nous observons toujours une croissance mondiale synchronisée et des fondamentaux d’entreprises encourageants. Aux États-Unis par exemple, l’impact des réductions fiscales récemment mises en œuvre ne s’est pas encore totalement fait sentir dans la pratique, même s’il est possible qu’elles aient déjà été intégrées dans les valorisations du marché à l’orée de cette année.

Et bien que les banques centrales montrent des signes de repli par rapport aux mesures de relance, nous sommes d’avis que les conditions financières continuent plus largement à soutenir l’activité économique et les actifs de croissance tels que les titres.

Les schémas comportementaux profondément enracinés ont quelque peu perdu de leur évidence

À ce stade, environ sept semaines après le pic initial de volatilité, il nous semble que les marchés ont toutefois été un peu lents à tirer parti de l’opportunité présentée par la baisse. Le schéma profondément enraciné, quasiment réflexe d’« achat de la baisse » n’a pas encore incité beaucoup de marché à corriger totalement le plongeon des cours. Certains indices restent proches de leurs plus bas de février. Les obligations d’entreprises à haut rendement sont toujours sous pression.

De même, la volatilité reste légèrement supérieure à son niveau de ces dernières années. Nous n’en sommes pas très surpris. En effet, nous nous attendions à une normalisation à un moment donné, même si nous ne pouvions pas prévoir le moment exact ou le déclencheur de cette évolution.

L’abandon de politiques monétaires non conventionnelles, quoique progressif, risquera de ne plus faire des banques centrales l’une des forces maintenant la volatilité du marché à des niveaux peu élevés.

Les risques émanant des guerres commerciales et leurs répercussions politiques restent réels

Au cours de l’année écoulée, les marchés semblent être devenus moins obnubilés par le flux régulier du tintamarre géopolitique. Peut-être sommes-nous devenus collectivement moins sensibilisés. Cela pourrait expliquer le manque d’enthousiasme observé sur les marchés à l’égard des perspectives d’apaisement des tensions mondiales (la Corée du Nord en premier lieu) ou toute concentration prolongée sur la formation d’un gouvernement italien.

Néanmoins, du moins pour le moment, les marchés accordent davantage d’attention aux risques liés à une extension des politiques protectionnistes par les États-Unis et à la possibilité d’une guerre commerciale plus marquée avec la Chine.

L’administration Trump outre-Atlantique a clairement fait savoir que le commerce était une priorité. Nous attendrons de voir toute l’étendue de la réponse de la Chine à la dernière imposition des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium chinois. Mais en général, nous admettons que les droits de douane sont minimes. Ce qui est plus important encore, c’est que la Chine est devenue moins dépendante des États-Unis en tant que destination d’exportation ces dernières années et nous misons sur une poursuite de cette tendance.

Nouveaux plus hauts du marché boursier et volatilité accrue se profilant

Si l’on examine le contexte économique, il est selon nous possible que les marchés boursiers atteignent de nouveaux plafonds cette année, mais aussi que la volatilité reste supérieure à ce que nous avons eu pour habitude de connaître ces dernières années.

Compte tenu du contexte économique mondial favorable, nous restons prudemment optimistes quant aux perspectives des actifs de croissance. Même à la lumière de la récente volatilité du marché, les valorisations des actions basées sur les ratios cours/bénéfices[2] dans les marchés développés paraissent selon nous onéreuses et demeurent élevées par rapport à leurs moyennes historiques. Néanmoins, à moins que les attraits fondamentaux de ces actifs soient considérablement diminués, le potentiel de rendement des titres est plus intéressant, selon notre analyse, que pour les obligations souveraines des marchés développés.

Toutefois, les évènements liés à la volatilité que nous avons connus en février et en mars peuvent avoir des effets durables sur le positionnement du portefeuille pour une vaste gamme d’investisseurs dotés d’un horizon à très long terme.

Tout ajustement à des niveaux plus élevés de volatilité potentielle peut faire pencher la balance dans les portefeuilles multi-actifs. De même, les rendements obligataires plus élevés peuvent favoriser l’éclosion d’une demande accrue pour des actifs concordant davantage avec des engagements à plus long terme. À ce stade, nous continuons de nous concentrer sur les méthodes défensives pour nous protéger de la volatilité et capter les opportunités de croissance.

Les commentaires, opinions et analyses du présent document sont communiqués à titre d’information uniquement ; ils ne sauraient être considérés comme un conseil d’investissement individuel ou comme une recommandation d’investir dans un quelconque titre ou d’adopter une quelconque stratégie d’investissement. Les conditions économiques et de marché étant susceptibles d’évoluer rapidement, les commentaires, opinions et analyses sont valables à leur date de publication et peuvent changer sans préavis. Les présentes ne constituent pas une analyse exhaustive de tous les aspects importants d’un pays, d’une région, d’un marché, d’un secteur, d’un investissement ou d’une stratégie.

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Quels sont les risques ?

Tout investissement comporte un risque, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer la totalité de leur mise initiale.  Les cours des actions sont soumis à des fluctuations, parfois rapides et importantes, en raison de facteurs affectant les entreprises individuelles et certains secteurs ou sous-secteurs, ou du fait des conditions générales de marché. Les prix des obligations évoluent généralement dans le sens opposé des taux d’intérêt. Ainsi, lorsque les taux d’intérêt augmentent, la valeur d’un portefeuille obligataire peut reculer. Les investissements à l’étranger comportent des risques spécifiques, comme les variations des taux de change, l’instabilité économique et l’évolution de la situation politique. Toute nouvelle sortie de l’UE, ou la conviction qu’une telle sortie se produira, peut provoquer de nouvelles perturbations sur les marchés et créer de nouvelles incertitudes légales et réglementaires.

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[1] Le CBOE Market Volatility Index est un indicateur des anticipations de volatilité à court terme exprimées sur le marché via les prix des options sur l’indice S&P 500. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des performances futures.

[2] Le ratio cours/bénéfices (PER) est un coefficient de valorisation d’une action obtenu en divisant son cours par le bénéfice annuel par action de la société émettrice.