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Pourquoi nous considérons les actions européennes comme une occasion de rattrapage

Les marchés boursiers semblent s’être apaisés après la brève mais forte volatilité provoquée par les tensions politiques en Italie et en Espagne le mois dernier. Dylan Ball, responsable des Stratégies Actions Européennes, du Templeton Global Equity Group, analyse les conséquences à long terme de ces chocs à court terme.  Il examine le stade du cycle économique en Europe et les opportunités d’investissement éventuelles.

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Selon nous, le récent fléchissement des données macroéconomiques et des bénéfices européens ne sonne pas le glas de la reprise économique en Europe, mais reflète plutôt un ralentissement à mi-parcours.

La vigueur de l’euro au cours des troisième et quatrième trimestres de l’an dernier a nui à la croissance de certains bénéfices que nous aurions pu faire début 2018, étant donné que la moitié des revenus sur les indices européens provient des exportations.

Aujourd’hui, nous pensons que la nouvelle vigueur du dollar américain devrait permettre aux bénéfices enregistrés par l’Europe d’amorcer une reprise d’ici la fin de l’année.

Plus près de la fin que du début

Par ailleurs, notre analyse suggère que nous sommes plus près de la fin du cycle de croissance économique mondiale que du début. Les actions européennes enregistrent généralement des résultats supérieurs au cours des dernières étapes d’un cycle économique.

Il nous semble qu’un grand nombre des tendances économiques qui sont apparues aux États-Unis ces dernières années n’ont pas encore atteint le stade de la maturité en Europe. Par conséquent, nous pensons qu’il est peut-être temps de considérer l’Europe comme un moyen de rattraper d’autres marchés actions.

Par exemple, aux États-Unis, la restructuration du marché du travail s’est répercutée sur la rentabilité des entreprises, mais est à présent largement intégrée aux cours des actions.

En revanche, ce n’est que maintenant que la réforme du travail en Allemagne, en Espagne—et plus récemment en France—permet aux grandes entreprises européennes de réorganiser la composante travail de leurs coûts fixes.

La longue reprise

La reprise économique mondiale a commencé en 2009 et est à ce jour la reprise la plus longue de l’histoire, après les récessions de 1991 et 1961.

D’après notre analyse, les entreprises européennes ont tendance à accuser un retard de deux à trois ans sur le cycle par rapport à leurs homologues américaines ; il est donc encore temps pour l’Europe de rattraper son retard.

Nous nous attendons à voir certains investisseurs pour qui ces aspects ont été fructueux sur le marché américain commencer à chercher des moyens de les exploiter sur les actions européennes.

Nous sommes sur un marché de croissance et la valeur des actions européennes est fortement biaisée, il n’est donc pas surprenant que les actions européennes prennent du temps pour générer de bonnes performances par rapport aux États-Unis.

Début juin, le secteur financier habituellement axé sur la valeur représentait plus de 20 % de l’indice MSCI Europe ex UK, les secteurs de l’industrie représentant 15 % de cet indice. Le secteur des technologies, qui est généralement considéré comme un secteur de croissance, ne représentait quant à lui que 6 % de l’indice européen, mais plus de 25 % de l’indice MSCI USA.1

En règle générale, les marchés dits « de croissance », comme celui-là, ont duré plus longtemps que les marchés dits « de valeur ». Cela ne signifie pas pour autant que la valeur continuera de sous-performer.

Par le passé, nous avons souvent été témoins d’une surperformance à contre-courant lors de la phase finale des reprises économiques, à mesure que les actions populaires s’essoufflaient. Dans le cycle actuel, ces actions populaires sont généralement la technologie, les articles de luxe et les biens de consommation de base.

Nous l’avons vu lors de la dernière reprise de fin de cycle (en 2006-2007), lorsque la croissance a surperformé sur un marché de valeur. Nous avons construit nos portefeuilles pour les adapter à cet environnement-là, marqué par la hausse de l’inflation, des taux d’intérêt et de la volatilité.

Nous continuons de déceler des opportunités dans les banques et les sociétés énergétiques européennes. Cette fois, ces deux secteurs ont réalisé des restructurations pluriannuelles, et leurs bénéfices sont encore en plein essor.

Pourtant, le marché a tendance à récompenser les actions avec des valorisations faibles en termes de technologies ou de biens de consommation de base. Les banques européennes, par exemple, sont encore en retard d’environ trois ans par rapport aux banques américaines en matière de restructuration – argument confirmé par les valorisations relatives.

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1. Source : MSCI. L’indice MSCI Europe ex UK reflète les moyennes et grandes capitalisations de 14 pays développés d’Europe. L’indice MSCI USA mesure la performance des moyennes et grandes capitalisations du marché américain. Avec 631 composants, l’indice couvre environ 85 % de la capitalisation boursière ajustée du flottant des États-Unis. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion, et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée.  Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des performances futures. MSCI n’offre aucune garantie et décline toute responsabilité quant aux données MSCI reproduites dans le présent document. Aucune redistribution ou utilisation n’est autorisée. Le présent rapport n’est ni préparé ni approuvé par MSCI. Mentions et conditions importantes du fournisseur de données disponibles sur www.franklintempletondatasources.com