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Quelques mots sur la volatilité des marchés actions

Octobre a été à la hauteur de sa réputation de mois volatil, car les inquiétudes concernant la hausse des taux d’intérêt américains, le ralentissement de la croissance en Chine et les élections de mi-mandat imminentes aux États-Unis ont hanté de nombreux investisseurs. Le Franklin Equity Group commente brièvement l’agitation récente, explique en quoi la volatilité peut débloquer des opportunités attrayantes, et pourquoi, selon l’équipe d’investissement, les sociétés technologiques conservent des arguments convaincants.

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Par le Franklin Equity Group

L’incertitude liée aux tensions commerciales, les inquiétudes au sujet de la croissance mondiale (le récent rapport sur le produit intérieur brut de la Chine a déçu les acteurs du marché) ainsi que le rythme et l’ampleur des hausses futures des taux d’intérêt ont contribué à la volatilité des marchés ces dernières semaines.

De plus, les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis et les événements géopolitiques pourraient influencer le comportement des investisseurs.

Nous restons convaincus que l’économie mondiale offre un environnement favorable aux fondamentaux des entreprises, comme en témoigne la croissance des revenus, des bénéfices et des flux de trésorerie dans une multitude de secteurs.

Dans le cadre de nos stratégies d’investissement aux États-Unis, nous cherchons à investir dans des sociétés qui, à notre avis, disposent de plates-formes solides, sont bien positionnées face à leurs concurrents et ont des perspectives de croissance à long terme qui sont sous-estimées ou non reconnues par le marché. Dans ce cadre, nous tentons d’examiner la volatilité des marchés à court terme afin de tirer parti, de manière opportuniste, de la faiblesse des marchés au sein de nos portefeuilles.

Nous revoyons constamment nos positions afin de nous assurer que nos thèses d’investissement demeurent intactes et de déterminer s’il y a lieu d’augmenter ou de réduire nos avoirs.

Le repli du marché en octobre aux États-Unis a été généralisé, avec des rendements de -8 % ou moins dans tous les secteurs, à l’exception des services publics et des biens de consommation de base, secteurs traditionnellement défensifs, qui ont tous deux affiché des rendements positifs à un chiffre depuis le début du mois jusqu’au 24 octobre 2018.[1]

Les secteurs des matériaux à orientation cyclique (-13,0 %), de l’énergie (-12,5 %), des biens de consommation discrétionnaire (-12,2 %) et de l’industrie (-11,6 %) ont sous-performé le marché américain dans son ensemble (indice S&P 500 : -8,76 %) depuis le début du mois.[2]

Nous avons reçu un certain nombre de demandes de renseignements sur le secteur des technologies de l’information en particulier, qui est bien représenté dans plusieurs de nos stratégies. Ce secteur a progressé de 20,62 % au S&P 500 du début de l’année au 30 septembre 2018, avant de céder 10,76 % entre début octobre et le 24 du même mois.[3]

Notre vision des fondamentaux à long terme qui soutiennent ce secteur n’a pas changé. Nous pensons que la poursuite de la « transformation numérique », dans laquelle les entreprises technologiques ont un impact de plus en plus marqué sur les marchés traditionnellement non technologiques, alliée à une baisse des impôts et à la nécessité d’accroître la productivité dans un marché du travail de plus en plus serré, constituent les principaux moteurs du secteur à l’avenir. Notre point de vue s’explique par le raisonnement suivant :

  • Le changement progressif de la rentabilité des entreprises est l’un des principaux indicateurs clés de l’investissement dans les entreprises technologiques. En raison de la réduction du taux d’imposition des sociétés aux États-Unis, les entreprises américaines devraient, dans l’ensemble, afficher une rentabilité plus élevée en 2018. Bien que cette rentabilité accrue se traduise apparemment par une augmentation du rendement du capital voire même des primes versées aux employés, des entreprises non-technologiques commencent à montrer de l’intérêt pour investir davantage dans la technologie en raison des réductions fiscales.
  • En plus de la baisse des taux d’imposition, la loi sur l’impôt qui est entrée en vigueur aux États-Unis a entraîné le retour au pays des bénéfices réalisés à l’étranger, et nous prévoyons une amélioration des rendements du capital sous la forme d’un accroissement des activités de rachat d’actions et d’une augmentation des dividendes.
  • Souvent, les investissements dans la technologie sont dictés par la productivité. Compte tenu du resserrement du marché du travail, nous croyons que les entreprises seront contraintes de s’appuyer davantage sur la technologie pour accroître leur production.

Si ces thèmes manquent à se concrétiser dans les mois à venir, cela pourrait entraîner une plus grande volatilité dans le secteur technologique, les investisseurs réévaluant les impacts à long terme de la réforme fiscale et des investissements technologiques.

Il existe à notre avis de nombreuses entreprises technologiques bien positionnées pour la croissance, quoi qu’il advienne de la conjoncture économique en général. Conformément à notre philosophie et à notre processus d’investissement, nous pensons que la volatilité présente souvent, pour les investisseurs cultivant une perspective à long terme disciplinée, des opportunités d’investissement attrayantes dans des sociétés solides mal évaluées par le marché à court terme.

Les commentaires, opinions et analyses du présent document sont communiqués à titre d’information uniquement ; ils ne sauraient être considérés comme un conseil d’investissement individuel ou comme une recommandation d’investir dans un quelconque titre ou d’adopter une quelconque stratégie d’investissement. Les conditions économiques et de marché étant susceptibles d’évoluer rapidement, les commentaires, opinions et analyses sont valables à leur date de publication et peuvent changer sans préavis. Les présentes ne constituent pas une analyse exhaustive de tous les aspects importants d’un pays, d’une région, d’un marché, d’un secteur, d’un investissement ou d’une stratégie.

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Quels sont les risques ?

Tout investissement comporte des risques, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi.  La valeur des investissements peut varier à la hausse comme à la baisse, et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant total investi. Les cours des actions fluctuent, parfois rapidement et de façon spectaculaire, en raison de facteurs affectant des entreprises individuelles, des industries ou des secteurs particuliers ou du fait des conditions générales du marché Le secteur technologique peut être sérieusement affecté par l’obsolescence de la technologie actuelle, des cycles de produits courts, une baisse des cours et des bénéfices, la concurrence de nouveaux acteurs sur le marché, ainsi que par les conditions économiques.

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[1] Source : Morningstar Direct, mois en cours jusqu’au 24 octobre 2018. Selon le classement de l’indice S&P 500. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion, et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des performances futures.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

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