Beyond Bulls & Bears

Une approche tactique des marchés

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À l’ère de la mondialisation, où tous les marchés semblent parfois évoluer en parallèle, de nombreux investisseurs cherchent de nouvelles solutions pour diversifier leurs portefeuilles traditionnellement composés d’actions et d’obligations en vue d’atteindre leurs objectifs financiers quels que soient les cycles boursiers. L’équipe Franklin Templeton Solutions propose plusieurs possibilités pour y parvenir. Rick Frisbie, Vice-président exécutif et Responsable de Franklin Templeton Solutions, présente l’opinion actuelle du Global Investment Committee (GIC) sur les opportunités d’investissement.

 

Rick Frisbie

Rick Frisbie
Rick Frisbie

Vice-président exécutif et Responsable de Franklin Templeton Solutions

 

Franklin Templeton Solutions s’appuie sur la recherche fondamentale et les modèles quantitatifs pour appliquer un biais tactique aux portefeuilles destinés aux investisseurs institutionnels et particuliers, afin de tirer profit des opportunités à court terme et de limiter les risques et ainsi, d’accroître les performances pour ces investisseurs. Pour illustrer plus en détail notre processus d’investissement tactique, je passerai en revue certains des principaux thèmes qui dominent actuellement les marchés financiers et qui servent de base à nos perspectives sur la performance relative future des classes d’actifs, pays et secteurs concernés.

Thèmes principaux :

  1. Une inflation faible au niveau mondial : Dans les principales régions du monde, l’inflation reste faible, notamment aux États-Unis et dans l’Union européenne (UE), où elle demeure inférieure à l’objectif de 2 % fixé par les banques centrales.

 

  1. Une politique monétaire mondiale accommodante : La politique monétaire aux États-Unis et en Europe reste accommodante, même si la Réserve fédérale américaine (Fed) a une nouvelle fois réduit ses achats d’actifs mensuels de 10 milliards de dollars en mars. Le taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) affiche actuellement un plus bas historique de 0,25 %.[1]

 

  1. Une croissance mondiale positive : La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial reste positive et les indicateurs du cycle économique laissent penser que celui-ci n’a pas encore atteint son pic.

 

  1. Une hausse des taux d’intérêt à long terme : Nous pensons que les taux d’intérêt à long terme devraient s’inscrire en hausse très prochainement, du fait des signes de croissance mondiale continue, ce qui marquerait la fin d’une période haussière de 30 ans sur le marché obligataire.

 

 

Opinion actuelle du GIC : nous préférons les actions aux obligations

 

Nous continuons à préférer les actions aux obligations, compte tenu de la faiblesse persistante de l’inflation, de la politique monétaire accommodante et des valorisations solides des actions par rapport aux obligations. L’inflation est faible dans les pays développés et en baisse dans les pays émergents, et elle continue étonnamment à reculer, ce qui encourage le maintien d’une politique monétaire accommodante qui, à son tour, soutient des perspectives de croissance mondiale positives. De plus, la hausse potentielle des taux d’intérêt à long terme nous incite à privilégier les actions, à la fois sur le plan tactique et stratégique. De façon générale, la prime de risque des actions par rapport au rendement actuariel des obligations demeure bien supérieure aux moyennes à long terme. En effet, d’après nos analyses, le niveau des valorisations reste favorable aux actions sur le long terme.

 

Dans le même temps, certains signaux économiques ont mis en évidence la nécessité d’une approche plus prudente pour investir dans des actifs risqués. Par exemple, les indicateurs avancés composites (CLI) de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), visant à anticiper les changements de tendance de l’activité économique, restent positifs mais commencent à décliner, ce qui est historiquement lié à des écarts de performances élevés entre les actions. Même si que les indicateurs CLI sont globalement favorables aux actions, nous devenons un peu plus prudents en raison de la possibilité d’un regain de volatilité sur les marchés actions. De même, la croissance de la masse monétaire globale s’est ralentie, ce qui coïncide historiquement avec des performances négatives sur les marchés actions mondiaux. Les incertitudes entourant les événements récents en Ukraine et en Russie pourraient potentiellement faire pression sur les cours des actions mondiales. Du fait des rebonds enregistrés sur les marchés actions des principaux pays développés en un an et demi, les clients cherchent de plus en plus à assortir leur exposition aux actions d’une couverture efficace en prévision de possibles accès de volatilité à court terme.

 

Opinion actuelle du GIC : des convictions toujours fortes à l’égard des actions japonaises couvertes avec couverture en dollar américain par rapport à l’ensemble du marché actions mondial

 

Entre janvier et mars, les actions japonaises ont été fortement mises à mal (et la correction du marché japonais s’est poursuivie en mars), mais nous pensons qu’elles pourraient surperformer l’ensemble du marché actions mondial en 2014. En effet, les entreprises nippones ont enregistré des bénéfices supérieurs aux prévisions, alors que les valorisations de leurs titres ont reculé en mars, ce qui leur a permis d’afficher des ratios cours/bénéfices (PER) attractifs et un historique de valorisation convaincant pour les investisseurs en actions. En outre, la hausse de l’inflation et les prévisions de stabilité de celle-ci pourraient potentiellement faire grimper les prix des actions. 

De plus, la Banque du Japon continue à augmenter son bilan et les crédits accordés aux entreprises se sont inscrits en hausse en 2013 au Japon, deux tendances contraires à celles de nombreux autres pays. Nous pensons que cette amélioration de la liquidité est favorable aux actions japonaises, par rapport aux autres marchés développés de l’indice MSCI World.

 

Les fondamentaux des sociétés japonaises nous paraissent solides, du fait de leurs bénéfices supérieurs aux prévisions l’année dernière. Selon nous, cette tendance haussière inespérée pourrait se poursuivre.

 

Il est important de noter que de nombreux investisseurs institutionnels mondiaux conservent une sous-pondération structurelle du marché actions japonais depuis des années,[2] mais ce sentiment a évolué depuis que les politiques monétaire et budgétaire visent en priorité à restaurer la croissance de l’économie. Si l’« objectif de stabilité des prix » de la Banque du Japon, fixé à 2 % sur la base de l’indice des prix à la consommation (IPC) en glissement annuel,[3] commence à sembler réalisable, les actions locales pourraient attirer une majorité d’actifs détenus par des investisseurs japonais.

 

La hausse de la TVA, qui est entrée en vigueur début avril, a beaucoup inquiété les investisseurs durant le premier trimestre. Même si cette augmentation présente des similitudes avec celle de 1997, qui avait alors accentué le malaise de la croissance nippone, les dépenses d’investissement et budgétaires sont aujourd’hui bien plus importantes qu’à l’époque.[4] Nous pensons donc que la situation du Japon d’aujourd’hui est nettement différente du fait de la politique monétaire en faveur de la croissance et du niveau solide de liquidité, marqué par une circulation plus rapide des capitaux.

 

Même si le marché actions japonais représente potentiellement une opportunité intéressante pour nos professionnels de l’investissement, certains risques menacent cependant ces perspectives positives. Les menaces immédiates qui pèsent le plus sur notre thèse sont le ralentissement des dépenses d’investissement, la faiblesse de la croissance des salaires et des dépenses de consommation, ainsi que le rebond du yen.

 

Opinion actuelle du GIC : maintien de notre sous-exposition en duration

 

 

Nous sommes toujours d’avis que la tendance haussière des marchés obligataires est fragile. Selon nous, l’exposition en duration présente peu d’opportunités, puisque la croissance est positive, que la Fed a commencé à retirer sa politique monétaire accommodante (programme d’assouplissement quantitatif ou QE) et que nous devrions entrer dans une phase de hausse des taux d’intérêt à long terme. Nous avons donc maintenu notre sous-exposition en duration. 

 

Les politiques monétaires des grandes banques centrales devraient toutefois rester accommodantes, car les chiffres du chômage dans les pays développés sont plutôt mitigés et que l’inflation est toujours inférieure à 2 % aux États-Unis, dans la zone euro, au Japon et au Royaume-Uni.

 

Informations supplémentaires sur le processus d’investissement

 

FT Solutions propose des opportunités de création de valeur via trois sources distinctes et non corrélées au fil des cycles de marché :

  

En résumé, pour construire des portefeuilles permettant à nos clients d’atteindre leurs objectifs d’investissement :

 

  • Il faut respecter les anticipations stratégiques à long terme des marchés financiers.
  • Pour élaborer des opinions et des thèses d’investissement à long terme, un cadre solide est nécessaire pour inclure les analyses de nos professionnels de l’investissement internationaux, une gestion des risques prospective et rétrospective et un suivi du portefeuille.
  • Dans une perspective de long terme, il est impératif de mettre en place des changements tactiques à court terme dans le portefeuille, afin de saisir les meilleures opportunités et d’éviter les risques de marché détectés.
  • Ces analyses de marché peuvent ensuite être appliquées en choisissant les composantes les plus appropriées parmi un large éventail de classes d’actifs, de gérants et de stratégies, en vue de créer les meilleurs profils de performance corrigée du risque pour les investisseurs.

 

 

 

Les commentaires, les opinions et les analyses de Rick Frisbie sont fournis à titre d’information uniquement et ne constituent pas des conseils d’investissement individuels, une recommandation à investir dans un titre ou à adopter une stratégie d’investissement particulière. Les conditions économiques et de marché étant susceptibles d’évoluer rapidement, les commentaires, opinions et analyses sont valables à leur date de publication et peuvent changer sans préavis. Ce document ne constitue pas une analyse complète des faits relatifs aux divers pays, régions, marchés, secteurs, investissements ou stratégies cités.

 

Quels sont les risques?

Tout investissement comporte des risques, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer la totalité de leur mise initiale. Les cours des actions sont soumis à des fluctuations, parfois rapides et importantes, en raison de facteurs affectant les entreprises individuelles et certains secteurs ou sous-secteurs, ou du fait des conditions générales de marché. Les prix des obligations évoluent généralement dans le sens opposé des taux d’intérêt. Ainsi, lorsque les taux d’intérêt augmentent, les prix des obligations ont tendance à reculer et à l’inverse, lorsque les taux d’intérêt diminuent, les prix des obligations s’accroissent. Les investissements à l’étranger comportent des risques spécifiques, comme les variations des taux de change, l’instabilité économique et l’évolution de la situation politique. Les investissements sur les marchés en développement présentent des risques accrus liés aux mêmes facteurs.



[1] Source : Banque centrale européenne, avril 2014.

[2] Source : Wall Street Journal, « As Nikkei Surges, Some Investors Sit Out », 13 février 2013.

[3] Source : Banque du Japon, avril 2014.

[4] Source : Base de données des Perspectives de l’économie mondiale, FMI, octobre 2013. © Fonds monétaire international.