Beyond Bulls & Bears

Fonds d'actions

Pourquoi est-il temps de revenir à la base

Richard Bullas, gestionnaire de portefeuille, équipe de gestion des actions britanniques de Franklin, croit que les investisseurs devraient revenir à la base et mettre l’accent sur les fondamentaux.

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Dans un monde de rapides changements, il peut être  facile de délaisser nos convictions et détourner notre attention vers le prochain « big thing » du monde financier. Richard Bullas, Vice-président, gérant de portefeuille et analyste recherche, Équipe de gestion des actions britanniques de Franklin, croit que les investisseurs intéressés par les plus petites capitalisations boursières devraient revenir à la base et se concentrer sur les fondamentaux. Il explique pourquoi il adopte une approche « bottom-up » et met l’accent sur certaines entreprises dans sa recherche d’opportunités au sein du marché des titres à petite capitalisation.

 La première moitié de 2017 a été une période intéressante pour les titres britanniques à petite capitalisation. Après un cycle difficile, nous avons observé un leadership renouvelé des titres de petite capitalisation au sein du marché britannique, ainsi qu’une baisse des inquiétudes liées à la faiblesse de la livre sterling, dont les multinationales avaient à l’origine tiré profit.

Nous sommes d’avis que l’environnement d’investissement au Royaume-Uni est resté favorable. Les actualités économiques et d’entreprise se sont révélées généralement rassurantes. Le produit intérieur brut britannique semble relativement sain, même s’il présente des signes d’une croissance ralentie. Le chômage et les taux d’intérêt demeurent bas, tandis que la récente période de croissance de la livre sterling a eu un effet positif sur les titres à petite capitalisation en raison de leur préférence nationale.

La confiance des investisseurs s’étant accrue, ces derniers sont prêts à prendre d’avantage de risques au sein du marché des titres à petite capitalisation. Le désir d’investisseurs souhaitant bénéficier d’une rentabilité accrue dans un environnement à croissance et à rendement généralement bas, a mené à une période de forte demande pour les valeurs de type croissance, en particulier pour les sociétés qui ont des caractéristiques de croissance robustes (par exemple sociétés à croissance structurelle, sociétés disruptives, sociétés technologiques innovantes et sociétés capables d’acquérir une part considérable du marché). Cela a entraîné une importante réévaluation — situation qui se produit lorsque des investisseurs sont prêts à payer leurs titres plus chers que le prix du marché — dans plusieurs de ces types d’entreprises. Nombreuses sont ces grandes sociétés à forte liquidité à être cotées au FTSE AIM, dont le rendement a dépassé d’autres indices à petite capitalisation.1

Nous constatons un retour certain vers la croissance et les stratégies momentum qui prévalent sur les fondamentaux. Toutefois, la prudence est de mise concernant les titres se négociant à des cours historiquement élevés. Ainsi, l’approche de placement dynamique, ciblée et axée sur des valeurs spécifiques, qui est la nôtre, devient de plus en plus importante afin de tirer son épingle du jeu dans un tel environnement.

Nous gardons constamment à l’esprit l’analyse des fondamentaux, les valorisations et la solidité des bilans. Nous recherchons des investissements dont le rendement nous apparaît sûr, peu importe le cycle économique du moment, et dont la valeur initiale n’intègre pas encore tout le potentiel de croissance.

Une période prospère

Nous avons été capables de trouver de nouvelles idées intéressantes au sein du marché des introductions en bourse. L’augmentation du nombre de sociétés désirant être cotées en bourse constitue un changement marqué par rapport à l’approche attentiste que plusieurs d’entre elles ont adoptée l’an dernier, au lendemain du vote en faveur du Brexit. Cette demande latente a fourni l’occasion d’investir de façon sélective dans de nouveaux titres. Nous avons observé dans divers secteurs un habile mélange de sociétés que nous croyons de qualité et qui offrent leurs actions à un prix raisonnable et attractif.

L’activité de fusions et acquisitions a elle aussi été florissante. Les sociétés cherchent soit à acquérir dans un but de croissance, soit à vendre afin de se recentrer sur elles-mêmes et renforcer leurs qualités comme par exemple, améliorer la solidité des bilans et la profitabilité. Les sociétés qui souhaitent augmenter leurs capitaux pour faire des acquisitions représentent également de nouvelles opportunités d’investissement.

Ce large univers de placements et d’opportunités nous offre un grand nombre de candidats potentiels parmi lesquels investir. En termes de capitalisation boursière, la fourchette de valeurs de nos investissements favoris à l’heure actuelle — le secteur du marché où nous avons déniché les meilleures occasions —  se situe entre 100 et 500 millions d’euros de capitalisation. Nous sommes d’avis que cet échantillon, ni trop limité ni trop vaste, offre une combinaison solide de sociétés à valorisation attractive et que le marché plus élargi a souvent délaissées.

Nous croyons que l’indice FTSE Small Cap est un bon indicateur de cette partie du marché car il inclut des entreprises dont la capitalisation boursière est inférieure à 500 millions d’euros.2 Les titres de cet indice s’échange actuellement à un ratio cours/bénéfice de près de 10 % inférieur à l’indice FTSE All-Share,3une situation qui semble en partie découler d’une réduction des liquidités de plus petits marchés, mais également d’un biais national que les titres à petite capitalisation semblent avoir en matière de bénéfices. L’indice a également beaucoup surpondéré le secteur de la consommation, qui a été revalorisé à la baisse et est devenu moins attractif pour les investisseurs.

Le graphique des valorisations de marché ci-dessous illustre les opportunités de valorisations que nous voyons dans les titres à petite capitalisation. Il démontre également comment les actions plus importantes de l’indice FTSE AIM ont déjà presque atteint une pleine valorisation— certaines ont même battu des records.

Nous croyons que la bonne croissance des bénéfices réalisés à ce jour en 2017 laisse présager des bénéfices d’entreprises solides pour le reste de l’année. Dans le futur, cela devrait grandement influencer la performance des titres à petite capitalisation, particulièrement en comparaison avec les grosses valeurs du marché, car la dépréciation de la livre sterling, facteur qui leur était extrêmement favorable, ne se ressent quasiment plus.

Tandis que nous observons certains titres axés sur la croissance surperformer et leur valorisation à la hausse, certains investisseurs ont négligé les secteurs qui ont pour moteur la consommation intérieure. Cela a entraîné un large écart de valorisation entre des sociétés axées sur la croissance et des entreprises cycliques nationales. Nous pensons que l’incertitude entourant les négociations sur le Brexit et les données économiques britanniques variées ont clairement pesés sur l’achat de ces titres orientés sur le marché intérieur.

En se plaçant à contre-courant, il existe de très bonnes opportunités sur le marché intérieur en ce moment ; toutefois, nous croyons qu’il n’est pas encore temps de se tourner entièrement vers celles-ci. Selon nous, il s’agit d’une question d’équilibre entre des valorisations attractives et les risques associés aux gains, une situation que nous surveillons de près.

Sous le microscope

Notre processus de recherche exige que nous travaillions en étroite collaboration avec de nombreuses équipes en sein même des entreprises. C’est pourquoi nous sommes les premiers informés des stratégies de ces sociétés en matière de croissance future et, de façon générale, nous estimons que celles qui évoluent dans des secteurs de niches ou dans des secteurs qui connaissent une croissance structurelle offrent une performance solide. C’est aussi le cas des sociétés qui tirent profit de la croissance mondiale.

A l’inverse, les entreprises évoluant dans le secteur de la consommation discrétionnaire commence à voir leur environnement économique se dégrader. En raison du taux d’inflation qui augmente plus rapidement que celui de la croissance réelle des salaires, le consommateur britannique est sous pression. Il en résulte un pouvoir d’achat en baisse.

Afin de maintenir le niveau de vie, l’appétit des consommateurs pour le crédit a augmenté, ce qui amène une réduction du taux d’épargne et une augmentation des niveaux d’endettement des consommateurs. Un environnement de consommation modéré peut causer un ralentissement économique. Concernant le Royaume-Uni, nous tablons plus sur un ralentissement de la croissance que sur l’absence totale de croissance. Par conséquent, nous faisons preuve d’un optimisme modéré à l’égard des secteurs axés sur la consommation comme la vente au détail, les voyages et les loisirs ainsi que les biens de consommation.

A l’avenir, nous croyons que le flot d’informations économiques et la progression des bénéfices auront sans doute un rôle plus important dans la performance des actions. Il est probable que des rendements obligataires en hausse et la perspective d’une remontée des taux d’intérêt puissent freiner davantage l’augmentation du ratio cours/bénéfice.

Un monde en évolution rapide dresse un ensemble d’opportunités et de menaces pour les investisseurs ; toutefois, notre philosophie d’investissement reste concentrée sur une perspective long terme. Nous recherchons des opportunités au sein d’une gamme d’actions et de secteurs diversifiés qui démontrent des caractéristiques de croissance et de valeur.

Malgré un environnement où l’attention se tourne facilement vers la prochaine révélation boursière, nous préférons nous concentrer sur les piliers de notre stratégie de placement (fondamentaux, valorisation et solidité des bilans) afin de faire face aux imprévus.

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Quels sont les risques ?

Tout investissement comporte un risque, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer à la baisse comme à la hausse, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer la totalité de leur mise initiale. Les cours des actions sont soumis à des fluctuations, parfois rapides et importantes, en raison de facteurs affectant les entreprises individuelles et certains secteurs ou sous-secteurs, ou du fait des conditions générales de marché. Les investissements à l’étranger comportent des risques spécifiques, comme les variations des taux de change, l’instabilité économique et l’évolution de la situation politique. Les entreprises plus petites ou plus récentes peuvent être particulièrement sensibles aux fluctuations des conditions économiques, et leurs perspectives de croissance sont moins sûres que celles des sociétés de plus grande envergure, plus solidement établies.

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  1.                                L’indice FTSE AIM (marché du placement spéculatif) est un indice pondéré par la capitalisation boursière représentant des petites entreprises émergentes cotées à la Bourse de Londres. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des performances futures.
  2.                                Le FTSE Small Cap Index est un indice de titres à petite capitalisation boursière qui comprend les plus grandes sociétés cotées entre 351 et 619 à la Bourse de Londres. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des performances futures. Le ratio cours/bénéfice est le coefficient de valorisation d’une action obtenu en divisant son cours par le bénéfice annuel par action de la société émettrice.