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Politique de la symétrie : Comment s’adapter à un environnement de marché plus volatil

Il est facile de comprendre pourquoi le retour de la volatilité sur les marchés actions au premier trimestre de 2018 a été à l’origine d’une certaine consternation parmi les investisseurs. Dylan Ball, responsable des Stratégies Actions Européennes, Templeton Global Equity Group, s’y montre toutefois peu sensible. Il décrit la manière dont il a adapté son approche à ce qu’il considère comme des niveaux de volatilité plus classiques, en intégrant une recherche approfondie en matière de titres et en s’intéressant à la dynamique risque / rendement.

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Des niveaux de volatilité inhabituellement modérés en 2017 ont sans doute trompé les investisseurs, créant un faux sentiment de sécurité. Mais dans la mesure où les mouvements abrupts du marché début février et fin mars laissaient entendre un retour à des niveaux de volatilité historiquement plus classiques, la question pour les investisseurs est désormais de savoir comment adapter leur approche à ce nouveau contexte.

Une alternative aux produits dérivés

Pour pouvoir faire face à la volatilité, certains fonds d’actions recourent au marché des instruments dérivés pour se protéger des replis. À titre d’exemple, un gérant de portefeuille peut utiliser des options de vente pour limiter la baisse et protéger ses rendements. Les options de vente donnent à leur détenteur le droit, mais n’imposent pas l’obligation, de vendre une quantité précise d’un titre sous-jacent à un prix déterminé dans un délai précis. Acheter une option de vente constitue une approche baissière à l’égard du titre, dans la mesure où l’on s’attend à ce que le prix du marché diminue.

Mais ce type de garantie a un coût, et alors que les instruments dérivés peuvent offrir une protection contre une baisse, ils peuvent également éroder le potentiel de hausse.

Selon nous, il existe une autre façon pour que les investisseurs à long terme puissent gérer la volatilité : recourir à une analyse fondamentale des bénéfices pour rechercher ces idées d’investissement assorties de ce que nous nommons une tendance à la hausse/à la baisse asymétrique.

Potentiel de hausse attrayant, potentiel de baisse limité

D’une manière générale, l’univers d’investissement regorge d’entreprises offrant un potentiel de hausse attrayant — des titres susceptibles de générer des rendements exceptionnels. Le problème réside dans le fait que la grande majorité de ces titres dispose d’une tendance baissière symétrique, à savoir le même potentiel de pertes majeures.

Dans le cadre de la composition de nos portefeuilles, nous ciblons des entreprises caractérisées selon nous par des risques asymétriques : par exemple, un potentiel de hausse deux ou trois fois supérieur au risque baissier.

Manifestement, les titres assortis de ce type de profil de risque sont difficiles à trouver.  Nous devons donc retrousser nos manches et appliquer notre analyse au plus grand nombre de titres possible.

Trois catégories d’analyse

Pour ce faire, nous répartissons nos prévisions de hausse en trois catégories : croissance des bénéfices, réévaluation des valorisations et rendement du capital (dividendes inclus). Dans chaque cas, nous nous plaçons sur un horizon à cinq ans.

Nous adoptons une approche similaire pour l’analyse baissière. Nous analysons le potentiel d’effondrement des bénéfices, la baisse des valorisations, atteignant des creux, ou l’érosion du capital se traduisant par une baisse des dividendes ou par l’émission de droits au cours des 12 prochains mois.

Cette analyse nous indique si un titre dispose d’un profil haussier/baissier asymétrique.

Par rapport au recours aux instruments dérivés, cette utilisation de l’analyse fondamentale est une approche à plus long terme. Cela peut nécessiter une charge de travail considérable et pour gagner en efficacité, nous pensons qu’elle doit être effectuée avant que la volatilité ne s’empare des marchés.

Saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent

Selon nous, la faible volatilité en 2017 constituait un cadre idéal pour sélectionner les titres pouvant relativement bien s’en tirer en cas de hausse de la volatilité et pouvant aussi réduire potentiellement les facteurs de risque généraux de nos portefeuilles.

Nous avons décelé quelques opportunités parmi les sociétés financières, dont les bourses financières et les sociétés de courtage ou les négociants de titres, ayant la capacité de prospérer même en cas de hausse de la volatilité.

Par ailleurs, nous sommes d’avis que les sociétés dont le pouvoir de fixation des prix résiste à l’inflation pourraient offrir des opportunités de surperformance dans le cadre d’une hausse de la volatilité. Les droits de propriété intellectuelle et les brevets ont notamment généralement favorisé certains titres liés à la santé.

Enfin, l’envolée des cours des matières premières, notamment du pétrole, a historiquement tendance à être corrélée avec un accroissement de la volatilité. Ainsi, l’opportunité d’acquérir d’importantes sociétés d’énergie intégrées à une valeur inférieure par rapport à leur cours moyen à long terme nous a également séduits dans notre quête de rendements potentiellement supérieurs et à un risque inférieur à l’indice de référence.

Intégrer l’analyse d’une gamme complète de risques

Notre approche reflète l’analyse de recherche approfondie, portant massivement sur la sélection de titres pour nos portefeuilles. À notre avis, plus l’investisseur intègre de risques dans son placement lors de l’achat d’un titre, moins la volatilité aura d’impact sur son portefeuille, à condition que ces risques aient été actualisés.

Mener ce type de recherche peut inclure la prise en compte de données tierces, le cas échéant. À titre d’exemple, alors que notre analyse a généralement une dimension environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) concernant les investissements potentiels, nous recourons à une analyse externe pour éclairer notre prise en compte des facteurs ESG que nous n’avons pas encore intégrés dans nos perspectives d’investissement initiales.

Si cette analyse détecte un risque qui n’avait pas été décelé précédemment, nous pouvons actualiser en conséquence nos prévisions en matière de bénéfices pour ce titre.

En effet, nous tentons d’anticiper tout escompte des facteurs ESG que le marché pourrait intégrer en cas de survenue d’un risque. Nous estimons qu’en sus d’une recherche et d’une analyse efficaces, cela peut potentiellement réduire la vulnérabilité de nos portefeuilles à la volatilité.

Les commentaires, opinions et analyses du présent document sont communiqués à titre d’information uniquement ; ils ne sauraient être considérés comme un conseil d’investissement individuel ou comme une recommandation d’investir dans un quelconque titre ou d’adopter une quelconque stratégie d’investissement. Les conditions économiques et de marché étant susceptibles d’évoluer rapidement, les commentaires, opinions et analyses sont valables à leur date de publication et peuvent changer sans préavis. Les présentes ne constituent pas une analyse exhaustive de tous les aspects importants d’un pays, d’une région, d’un marché, d’un secteur, d’un investissement ou d’une stratégie.

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Quels sont les risques ?

Tout investissement comporte un risque, notamment celui de ne pas récupérer le capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer la totalité de leur mise initiale. Les cours des actions sont soumis à des fluctuations, parfois rapides et importantes, en raison de facteurs affectant les entreprises individuelles et certains secteurs ou sous-secteurs, ou du fait des conditions générales de marché. La valeur des titres peut ne pas évoluer comme prévu et peut même diminuer. Un portefeuille exposé en particulier à certains pays, régions, industries, secteurs ou types de placements peut être sujet à un risque d’événements défavorables plus élevé qu’un portefeuille investissant de façon plus diversifiée. Les investissements à l’étranger comportent des risques spécifiques, comme les variations des taux de change, l’instabilité économique et l’évolution de la situation politique.

Les investissements en produits dérivés engendrent des coûts et créent un effet de levier pouvant générer une volatilité significative et entraîner des pertes qui excèdent significativement les investissements initiaux. Les ventes à découvert peuvent entraîner des pertes supérieures au montant initialement investi. Le risque de liquidité se manifeste quand les titres détenus deviennent plus difficiles à vendre au prix où ils ont été évalués.