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Examen des implications globales des tensions entre les États-Unis et l’Iran en matière d’investissement

Nos spécialistes de l’investissement se sont récemment réunis pour discuter des tensions croissantes entre les États-Unis et le Moyen-Orient. Ils partagent ici quelques réflexions préliminaires sur les implications potentielles de ces tensions pour les marchés. 

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Suite à la frappe aérienne américaine du 3 janvier près de l’aéroport de Bagdad, qui a tué le général iranien Qassem Soleimani, nous avons organisé une réunion des spécialistes de l’investissement de nos différentes équipes de gestion — comprenant plusieurs de nos spécialistes localisés au Moyen-Orient— afin d’étudier les implications des récents événements sur les marchés.

Le général Soleimani était le commandant de la Force Al-Qods du corps des gardiens de la Révolution islamique, qui supervise les actions militaires extérieures de l’Iran. Il était généralement considéré comme la deuxième personnalité la plus puissante d’Iran, après l’Ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique. Son assassinat a exacerbé les tensions au Moyen-Orient et le régime de Téhéran devrait vraisemblablement décider d’une réaction à cet acte.

Sans surprise, nos différentes équipes de gestion ont exprimé leurs avis sur ces événements, qui vont de la crainte d’une augmentation du risque à plus long terme à une vision plus optimiste, envisageant une réaction rationnelle de l’Iran. Il convient de souligner que de nombreuses autres puissances mondiales, telles que la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Chine, ont exprimé des positions soutenant un apaisement à court terme des tensions actuelles. Ces prises de position ouvrent la porte à d’éventuelles solutions diplomatiques.

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran semblent effectivement s’être intensifiées depuis l’été dernier, essentiellement en raison d’une série d’attaques indirectes, visant notamment des pétroliers dans le Détroit d’Ormuz, des infrastructures pétrolières en Arabie Saoudite et, plus récemment, des installations américaines en Irak.

Nous pensons que la récente frappe aérienne américaine pourrait indiquer une évolution de la politique des États-Unis rejetant la posture iranienne de « déni plausible » relativement aux actions par procuration. Il reste difficile de déterminer si le fait d’imputer à l’Iran la responsabilité des actes de ses mandataires dissuadera véritablement les Iraniens de poursuivre leurs menaces asymétriques, en particulier s’ils restent soumis à de sévères sanctions économiques. Quoi qu’il en soit, la préservation de la Révolution islamique semble rester l’objectif premier des dirigeants iraniens.

La réaction des marchés a été jusqu’à présent plus modérée qu’on aurait pu le prévoir et suggère qu’en l’absence de représailles de l’Iran, les investisseurs s’attendent à ce que cette période de tension prendra fin. Ceci étant dit, nous remarquons que le cours de l’or a progressé au cours des derniers mois, ce qui peut être attribué, en partie, à l’augmentation des risques extrêmes, y compris des tensions géopolitiques.

Nous remarquons également que lorsqu’intervient une nouvelle information ou un nouvel événement tel que celui-ci, les investisseurs peuvent réévaluer leurs positions ou réorienter leur exposition vers différents titres ou secteurs. Cet élément catalytique peut entrainer des changements qui ne semblent que marginalement liés à la situation en question.

De manière générale, nos équipes de gestion actions se sont montrés plus optimistes quant aux perspectives, tandis que nos équipes obligations ont remarqué le potentiel d’augmentation des primes de risque sur les marchés mondiaux.

Globalement, du point de vue Global Macro et Multi-Asset Solutions, nous nous concentrons sur le potentiel « épaississement » des queues de la distribution des résultats potentiels des marchés (des extrémités les plus négatives aux extrémités les plus positives du spectre) ; en soulignant l’importance de la limitation du risque de baisse si les événements ne suivent pas la voie la plus probable que nous souhaitons tous.

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