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Obligations

Coordination de l’assouplissement budgétaire du Royaume-Uni et d’une baisse de taux de la Banque d’Angleterre

Le nouveau chancelier de l’Echiquier Rishi Sunak s’est affranchi des règles budgétaires et a dévoilé un budget britannique aux dépenses élevées, juste après une baisse d’urgence des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre. David Zahn, Head of European Fixed Income, remarque que le gouvernement britannique est l’un des premiers à proposer une politique budgétaire et monétaire coordonnée pour lutter contre l’impact économique du coronavirus.

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Les responsables politiques britanniques, apparemment prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre les conséquences économiques du COVID-19, ont dévoilé, le même jour, la plus forte relance budgétaire depuis plusieurs décennies et une politique d’assouplissement monétaire.

Le premier budget britannique du gouvernement de Boris Johnson a révélé une expansion budgétaire beaucoup plus forte que ce à quoi on aurait pu s’attendre, annonçant des dépenses de 30 milliards de GBP et des fonds spéciaux réservés à l’atténuation des conséquences du coronavirus sur l’économie.

Rishi Sunak, nommé ministre des finances le mois dernier, a fait voler en éclats les règles budgétaires que son prédécesseur Sajid Javid avait convenues avec le premier ministre Johnson. Ces règles comprenaient l’engagement d’utiliser les recettes pour couvrir les dépenses courantes, réduire la dette publique et limiter l’investissement net du secteur public à 3 % du PIB.

A notre avis, le moment semble parfaitement choisi pour s’écarter de l’équilibre budgétaire. Le gouvernement du Royaume-Uni est l’un des premiers à être en position d’opposer une réaction budgétaire au COVID-19. Compte tenu de l’incertitude ambiante des négociations sur le Brexit en cours avec l’Union européenne et des niveaux actuels des rendements souverains (pour certains en territoire négatif), nous estimons que les marchés seront beaucoup plus ouverts au programme de dépenses qu’ils n’auraient pu l’être dans d’autres circonstances.

Cela étant dit, nous avons assisté à une approche coordonnée du gouvernement britannique et de la Banque d’Angleterre, dans l’espoir qu’un assouplissement simultanément monétaire et budgétaire puisse avoir plus d’impact pour relancer l’économie pendant l’épidémie de COVID-19. Le matin même de l’annonce du budget britannique (11 mars), la Banque d’Angleterre a baissé ses taux d’intérêt en urgence de 50 points de base, portant ainsi le taux cible à 0,25 %, et annoncé un programme de prêts pour les petites et moyennes entreprises.

Les marchés obligataires, qui ne peuvent qu’apprécier cette approche de politiques associées, ont repris après cette décision de la Banque d’Angleterre. A notre avis, cela prouve qu’elle est prête à agir et à adopter une approche créative. Nous prévoyons que le Royaume-Uni va appliquer une politique d’assouplissement monétaire dans un avenir proche. La prochaine réunion de politique monétaire du 26 mars sera dirigée par le nouveau gouverneur Andrew Bailey et nous restons à l’affût de toute nouvelle mesure d’assouplissement monétaire.

Examen du budget et des plans de prospérité de Rishi Sunak

En raison de la victoire du parti conservateur à l’élection générale de décembre 2019, on pouvait s’attendre à l’accent mis par Rishi Sunak sur les dépenses d’infrastructures, plus de 600 milliards de GBP du budget étant destinés aux routes, chemins de fer, télécommunications et au logement d’ici mi 2025. Ce choix budgétaire, inédit depuis des décennies, s’explique par la victoire des conservateurs dans le fief traditionnel du parti travailliste. Boris Johnson s’est engagé à « rééquilibrer » le Nord et d’autres régions pour revitaliser la croissance économique. Il se peut que l’augmentation des investissements en sciences et technologie ait été décidée sous l’influence du conseiller principal de Johnson, Dominic Cummings, qui a défendu une augmentation substantielle des dépenses au profit de la recherche & développement (R&D) publique et privée. Cet apport de liquidités s’inscrit dans le projet du gouvernement de doubler les dépenses publiques de R&D d’ici 2025.

Le programme vert de lutte contre le changement climatique constitue un autre domaine susceptible, à notre avis, d’avoir un impact sur l’économie britannique à long terme : 640 millions de GBP ont été alloués à un « nature for climate fund » (fonds vert pour le climat), d’autres fonds seront consacrés à la lutte contre les inondations et une taxe sur les emballages plastiques va être créée.

Dernier point, et non des moindres, un complément de financement pour le service de santé (National Health Service, NHS) était vivement attendu. Le NHS n’étant pas aussi préparé que nécessaire pour faire face à l’épidémie de COVID-19, ce coup de pouce devrait faire du bien aux infrastructures de santé publique. Le nouveau chancelier de l’Echiquier a déclaré qu’il lui tient à cœur de prouver que le Royaume-Uni ne laissera pas les règles de finances publiques empêcher de prodiguer des soins de santé en temps de crise.

Comme on s’y attendait, ce budget est très différent de ce que nombre d’observateurs avaient à l’esprit. Rishi Sunak y a imprimé sa patte et s’est engagé dans un programme de dépenses qui s’inscrit dans le projet de Boris Johnson de « rééquilibrer » le Royaume-Uni en investissant dans les régions les moins performantes du pays.

 

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